Autour du Mont Aigoual, vers les Grands Causses ou du côté
de la Méditerranée, au coeur du Parc national des Cévennes








Accueil > Villages > Valleraugue
Population : 1 081 habitants
Superficie : 78,35 km²
Altitude : 294 m (mini) – 1 567 m (maxi), Valleraugue : 350 m
Les habitants de la commune de Valleraugue sont des Vallerauguois(es)
CONTACT MAIRIE
30570 VALLERAUGUE
tél. 04 67 81 79 60
courriel :
Maire : Yves Durand
OUVERTURE AU PUBLIC

Mairie de Valleraugue
VOUS TROUVEREZ AUSSI

fontaine dans le village

confluent de l'Hérault et du Clarou

pont de la Confrérie

pont du Maire avant 1992

pont du Sénateur construit sur les bases
du pont du Maire
Balades autour de Valleraugue :

Les armoiries
de Valleraugue
sont de gueules
à une croix d'or
Le vaste territoire de la commune de Valleraugue, 18 km à vol d'oiseau d'est en ouest, est encadré par deux grandes drailles : au nord, la draille de l'Asclier à Aire de Côte et la ligne de crête marquant le partage des eaux, coulant vers l'Atlantique d'une part et la Méditerranée d'autre part ; à l'ouest, la collectrice de la Luzette.
L'imposante barrière du Mont Aigoual, point culminant du Gard, à 1 567 mètres d'altitude, offre une vue panoramique exceptionnelle sur la région Languedoc-Roussillon. Cette barrière naturelle, retenant les entrées maritimes méditerranéennes génératrices d'orages, donne naissance au fleuve Hérault qui traverse Valleraugue. La richesse et la diversité végétale des pentes de l’Aigoual attirent herboristes, botanistes ou simples promeneurs. Valleraugue s’est construit dans cet écrin de verdure strié par les torrents.
La départementale 986, très roulante, ouvre l'accès au territoire du Parc national des Cévennes.
Valleraugue vue du rocher de Gache
De nombreuses possibilités existent pour séjourner dans la vallée de l'Hérault. Gîtes ruraux, résidences de vacances, campings, hôtels, chambres d'hôtes, autant de structures qui vous permettront de passer un séjour agréable au coeur de la nature. Vous pourrez découvrir le village mais aussi les hameaux environnants, des paysages magnifiques au détour de sentiers de randonnées, des traversiers ensoleillés qui portent la culture des oignons doux et des vergers de fond de vallée. Le châtaignier, la sériciculture, la transhumance, tout un pays fier de son histoire et de ses traditions vous sera conté et vous deviendra familier.

On pourrait estimer que l'ancienneté de Valleraugue s'inscrit dans celle du mythique diocèse d'Arisitum, fondé en 526, et dont le siège aurait été Le Vigan. Toutefois, si l'on s'en tient aux preuves écrites, Castrum de Valarauga est cité en 1225, et l'Ecclesia de Varalauga, en 1249 dans le cartulaire de Notre Dame de Bonheur. C'est alors un poste militaire avancé, au confluent de l'Hérault et du Clarou.
Au début du XIIIe siècle, Valleraugue appartenait à la maison de Roquefeuil ; elle fit ensuite partie de la baronnie de Meyrueis. Façonnés par une nature grandiose et l’héritage de la Réforme, ces lieux ont donné naissance à Laurent Angliviel de La Beaumelle, figure emblématique de l’Europe des Lumières. La région connut une période de prospérité du XVIIe siècle jusqu'au milieu du XIXe siècle grâce à l'éducation des vers à soie. On y comptait 4 190 habitants en 1851, puis 2 500 en 1907.
Valleraugue devint, en 1790, chef-lieu d'un canton district du Vigan comprenant deux autres communes : Notre Dame de la Rouvière et Saint-André de Majencoules.
Un temple érigé place des écoles fut rasé lors des guerres de religion. La cloche de ce temple, qui datait de 1522, se trouve actuellement sur le clocher de l'église catholique. Cette cloche est classée monument historique depuis 1911. Un autre temple fut construit, rue du Champ du Four, mais il s’écroula aussitôt terminé. Le temple actuel fut alors édifié sur un terrain qui servait de jardins.
la statue du Général Perrier près de l'église,
et celle de Armand de Quatrefages devant le temple
L’église Saint-Martin actuelle fut construite au XVIIe siècle, là où s’élevait l'ancienne église paroissiale qui n'était sans doute que la chapelle du château datant de la fin du XIIe siècle. Près de l'église, trône la statue du général Perrier.
Le Général François Perrier (1833-1888) est né à Valleraugue. Fils de boulanger, ce savant géographe fut chef du service géographique de l’armée, président du Conseil général du Gard. Il fit construire l’observatoire du Mont Aigoual et la route pour y accéder. On lui doit aussi la pose du premier câble sous-marin reliant la France à la Corse et l’Algérie.
Autre célébrité locale : Jean-Louis Armand de Quatrefages de Bréau (1810-1892), né au hameau de Berthézène. Célèbre naturaliste, ainsi que Pasteur, il contribua à l'étude sur les maladies des vers à soie. La statue de Jean-Louis Armand de Quatrefages se trouve devant le temple.
plan d'eau en été
Pour accéder au début du chemin des 4 000 marches qui s'élance vers l'observatoire du Mont Aigoual, on peut passer par le vieux quartier du Serre, derrière l'église. Ces maisons sont bâties de pierres roulées par la rivière et de la chaux de Mallet, provenant d'un filon calcaire du massif de l’Aigoual, longtemps exploité. Cette chaux de qualité supérieure fut utilisée pour la construction du pont de la Confrérie. Les calades, petites rues étroites et montantes, autrefois couvertes de cailloux polis par les eaux de la rivière, sont de nos jours pavées.
Le village possède plusieurs fontaines, et l'été, un plan d'eau, formé par un barrage sur l'Hérault, constitue une réserve de pêche ; on peut y voir évoluer les truites, mais aussi les canards colverts qui s'ébrouent.
Le marché se tient le mercredi et le samedi matin, rue de la Placette.
En entrant dans la commune de Valleraugue par le bas de la vallée, nous sommes sur la rive droite de l'Hérault, et passons sur la rive gauche en franchissant le Pont du Gasquet, du hameau du même nom. Plus loin, sur cette rive, nous apercevons une passerelle sur l'Hérault, qui a remplacé en 1901 un pont de pierre détruit par l'inondation de l'année précédente. Il s'agit d'un pont privé.
Continuons notre route, un virage en S nous ramène sur la rive droite par le Pont du Chiné (autrefois Pont d'Auchinié) ; peu après, sur notre droite, une route mène au hameau de la Pieyre et franchit l'Hérault sur le Pont de la Pieyre (autrefois Pont de la Bécède).
Dans le village, sur notre droite, le Pont du Sénateur (ancien Pont du Maire, ancien Pont d'Ardèche), conduit à Saint André de Valborgne. En continuant sur la même rive, peu après la poste, nous voyons le Pont de la Confrérie (Pont de la Fontaine jusqu'en 1900).
Puis, à la sortie du village, sur notre droite, le Pont du Mas Carle. Après la maison rurale, une courte allée mène à une passerelle que nous négligerons. Mais à quelque cent mètres de là, une allée privée conduit au château des Angliviels et franchit l'Hérault sur le Pont des Angliviels (autrefois Pont du Moulin Paraire).
Continuons notre route sur quelques kilomètres et repassons sur la rive gauche par le Pont Neuf. La route se poursuit sur cette rive, passe devant Patau, puis repasse sur la rive droite au Pont de Randavel. La route restera sur cette rive, mais elle laisse quelques hameaux sur la rive gauche reliés à la grand route par des chemins franchissant l'Hérault sur le Pont de Villeméjane, le Pont de la Pénarié, le Pont de Mallet, du nom des hameaux. Soit au total douze ponts sur l'Hérault.
Si l'on ajoute à cet inventaire, les ponts des quatre affluents de l'Hérault, on atteint un total de 24 ponts dont 9 à la charge du département, 13 à la charge de la commune et 2 ponts privés.
Le pont de la Confrérie
Autrefois Pont de la Fontaine - à cause d'une fontaine au pied de ce pont - il fut rebaptisé à la fin du XIXe siècle par le maire de l'époque, M. Cazalet, notaire et féru d'histoire locale, qui avait déduit que ce pont avait été construit par une confrérie, terme recouvrant une association, aujourd'hui. En le comparant à d'autres ponts du même type, on peut estimer sa construction au XIIIe, voire au XIIe siècle.
Du pont du Maire au pont du Sénateur
Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, le pont du Maire, situé à proximité du cours du Clarou, s'appelait le pont d'Ardèche. Le pont d'Ardèche était régulièrement mis à mal et emporté par les crues successives de la rivière ; il faudra attendre le XIXe siècle pour que le pont du Maire, en pierre, remplace le pont d'Ardèche, à son emplacement actuel. Aux inondations de 1900, le pont du Maire a partiellement résisté. Il sera remplacé, en 1992, par le pont du Sénateur, plus large, avec une arche unique, qui ne risque plus d'obstruer le cours de la rivière en cas de crue.
(Source : l'histoire des ponts est relatée dans le Bulletin de l'Association des Amis de l'Histoire de Valleraugue.)

De nombreux sentiers de randonnée empruntent aujourd'hui les anciens chemins muletiers qui jalonnaient la commune. Durant des siècles, le mulet était le moyen de transport des paysans de Valleraugue et le resta longtemps encore, même après la construction, en 1691, par l'intendant Basville, de chemins royaux, beaucoup plus larges, et de ponts plus larges aussi pour le passage de charrettes.
Dans la commune, un chemin dit de Basville descend depuis Bonperrier au Cros par Fenouillet, et rejoint la route départementale au carrefour du Cros.
La mémoire valleraugoise conserve, en matière d'inondations, le souvenir de crues dévastatrices, comme celle des 28 et 29 septembre 1900, due à "un épisode cévenol", type de pluie méditerranéenne diluvienne qui affecte particulièrement le massif des Cévennes et son piémont.
pont du Maire au lendemain de la crue de 1900
Gravure. © photo Léon Vicart
On se souvient aussi de la crue de 1890, et de 1697, appelée par les contemporains le grand déluge des eaux, qui emporta un grand nombre de ponts, sauf celui de la Fontaine, le seul en pierre.
Depuis plus d'un siècle, d'autres fortes précipitations accompagnées de montées du niveau des eaux se sont produites, mais sans atteindre la même ampleur que la catastrophe de 1900. Le reboisement de l'Aigoual protégeant mieux de l'érosion, l'aménagement du lit du fleuve et de ses affluents, la reconstruction des ponts ont rendu la vie des Valleraugois plus paisible.