Au début du XXe siècle, le massif de l'Aigoual était
presque totalement déboisé. La récolte du bois pour
les fours industriels (verreries et fonderies) et les chauffages domestiques
avaient eu raison de la forêt. Or, il fallait reboiser si l'on voulait régulariser le débit des rivières,
éviter les inondations catastrophiques et sauver le port de Bordeaux
de l'ensablement !
Le hêtre, on le savait, devait régner
sur le massif. Mais cette espèce a beaucoup de mal à s'implanter
en pleine lumière. Il faut qu'il soit précédé
par des arbres pionniers qui lui préparent le terrain. Comme aucune
espèce sur place ne pouvait remplir ce rôle, il fallait en
chercher ailleurs.
Les arboretums de l'Aigoual, gérés
par l'Office National des Forêts, sont des terrains d'expériences
où ont été plantées et observées des
essences du monde entier. Ce n'est cependant que de nos jours que les
forestiers peuvent tirer les leçons de ces expérimentations
installées au début du siècle.
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